Lot 133: 1954 Talbot-Lago T26 Grand Sport Coupé
Automobiles d'Exception a' Retromobile, Bonhams (9th February 2008)
This beautifully proportioned Grand Sport Coupé is a rare survivor of Talbot-Lago’s last defiant gesture against the mindless egalitarianism that was destroying it. The Talbot-Lago story had commenced with the dissolution of the Sunbeam-Talbot-Darracq combine in 1935, when Major A F ‘Tony’ Lago bought the Darracq factory at Suresnes and continued production, selling his cars as Darracqs in the UK and Talbots in France. The revitalised marque embraced both sports car and Grand Prix racing, and in 1937 achieved victories in the French Grand Prix and the Tourist Trophy; from then on it was an uphill struggle against the might of the German and Italian opposition. There were, however, many notable successes in the immediate post-war years, including three Grand Prix wins for French Champion Louis Rosier, and victory at Le Mans.
The first Lago-built cars retained the existing X-braced, independently front suspended chassis, but were powered by new six-cylinder engines, in sporting guise featuring inclined overhead valves set in hemispherical combustion chambers and opened by a pair of camshafts mounted high in the block, Riley-style. The marque’s ultimate pre-war road car - the 4.0-litre Lago Special - produced 165bhp and was good for more than 160km/h (100mph).
The model was revived in 1946 as the Record, now sporting hydraulic brakes, a Wilson pre-selector gearbox and a 170bhp, 4.5-litre version of the classic long-stroke, cross-pushrod engine. For serious competition work there was the short-wheelbase Grand Sport, with 190bhp engine, and it was this model which formed the basis of the Rosiers’ 1950 Le Mans winner, as well as the monoposto Grand Prix car. Further development kept the Talbot-Lago competitive at Le Mans for a few more seasons. However, by the early 1950s the company was in serious financial difficulty as a result of the French government’s taxation policies which heavily penalised cars of over 3.0 litres; sales fell from 433 in 1950 to just 80 in 1951.
Despite the gloomy outlook, Lago pressed ahead with plans for a new flagship model. Launched at the October 1952 Paris Salon, the Talbot-Lago Grand Sport carried elegant ‘2+2’ coachwork, designed by Carlo Delaisse of Letourneur & Marchand, which was built ‘in house’. Like its predecessor, the potent and expensive 1946 Record that in its day was the world’s most powerful production car, the Grand Sport was powered by a 4.5-litre engine derived from the Grand Prix Talbot unit.
Despite the fact that a Saoutchik-bodied Record had been chosen as the official car of French President Vincent Auriol to symbolise national automotive prestige, the country’s socialist government introduced a vindictive regime of taxation, based on engine capacity, which destroyed the French luxury car industry overnight. Consequently, the production run of the 4.5-litre Grand Sport amounted to a mere 51 cars.
Representing the last glorious flowering of a great French marque, this Talbot-Lago Grand Sport, fitted with factory body number ‘5302’, left the Suresnes works on 4th February 1954 for delivery to its first recorded owner, a Mr Counil, while accompanying documentation lists a further five owners up to 2007.
Over the course of the past 20-25 years the car has undergone extensive restoration. The engine was completely rebuilt in the 1980s while more recently all its ancillaries were renewed including the starter motor, dynamo, carburettors, fuel pump, ignition system and air filters. The chassis, suspension and braking system were overhauled in the 1990s, and the coachwork stripped back to bare metal, repaired and repainted in Navy Blue. Interior refurbishment, carried out in 2000, included a full re-trim in beige leather, re-plating of all fittings, renewing the heat/sound insulation, and re-carpeting in wool. The electrics have been rewired and the headlights and other lamps replaced with period-correct items. In 2007 the valve guides and water pump were replaced and the Wilson pre-selector gearbox overhauled.
• Rare Grand Sport model with only 51 produced
• Last ‘statement’ of a prestigious French marque
• Potential concours entry in view of superb condition
1954 Talbot-Lago T26 Coupé Grand Sport
Châssis no. 111003
Ce Coupé Grand Sport aux formes élégantes est éblouissant. Il s’agit de l’une des rares voitures survivantes de l’ultime offensive de Talbot-Lagot pour défier l’ahurissante standardisation ambiante qui était en train de détruire la marque. L’histoire de Talbot-Lagot commence par la cessation d’activité du groupe Sunbeam-Talbot-Darracq en 1935. Le Major A F « Tony » Lago achète l’usine Darracq, sise à Suresnes, et reprend la production, vendant ses voitures sous la marque Darracq au Royaume Uni et Talbot en France. La marque est donc relancée, elle construit des voitures de sport et des modèles destinés à la compétition et en 1937, elle gagne le Grand Prix de France et le Tourist Trophy. A partir de cette date, commence une lutte terrible avec les marques italiennes et allemandes. La marque réussit quand même à décrocher de nombreux succès après la guerre, entre autres trois victoires aux Grands Prix de France et une victoire au Mans avec le champion français Louis Rosier.
Les premiers modèles construits par Lago sont montés sur un châssis en croix existant, avec suspension à quatre roues indépendantes. Elles sont également équipées d’un nouveau moteur six cylindres à vocation sportive, doté d’un système de soupapes latérales disposées dans des chambres de combustion hémisphériques et ouvertes par deux arbres à cames montés en haut du bloc, de type Riley. Les derniers modèles produits par la marque avant-guerre, les 4 litres Lago Special, pouvaient atteindre les 160 km/h grâce à leur puissance de 165 chevaux.
Ce modèle réapparait après guerre, en 1946, sous l’appellation Record, avec de nouvelles solutions techniques, des freins à commande hydraulique mis au point en compétition, une boîte de vitesses Wilson à présélection et une version 4,5 litres développant 170 chevaux du moteur à course longue et culbuteurs croisés. Pour une utilisation vraiment sportive, on proposait le châssis à empattement court équipé d’un moteur de 190 chevaux, c’est ce modèle qui servira de base à la voiture qui gagnera Le Mans en 1950 aux mains de Louis Rosier. De même pour la monoplace de Grand Prix, les développements ultérieurs permettront à Talbot-Lago d’être compétitif au Mans pendant encore plusieurs saisons. Cela dit, en ce début des années 50, la société est financièrement en difficulté, à cause de la législation française qui taxe lourdement les voitures de plus 3 litres de cylindrée ; les ventes tombent de 433 exemplaires en 1950 à 80 en 1951.
Malgré cet environnement peu favorable, Lago décide de lancer les plans d’une nouvelle voiture phare. Présentée en octobre 1952 au Salon de l’Auto à Paris, la Talbot-Lago Grand Sport est présentée avec une élégante carrosserie 2+2, conçue par Carlo Delaisse de la Maison Letourneur et Marchand. Comme le modèle qui l’a précédé, la Record de 1946 est convaincante mais chère, elle est à cette époque la voiture de série la plus puissante au monde, grâce à son moteur de 4,5 litres issu de ceux utilisés par la marque en Grand Prix.
Même si c’est une Record, carrossée par Saoutchik, qui est choisie comme voiture officielle par le président Vincent Auriol, pour symboliser le prestige automobile français, le gouvernement socialiste de l’époque met en place un régime de taxation, fondé sur la cylindrée des véhicules, qui détruit l’industrie automobile française de luxe du jour au lendemain. Conséquence, la production de la Grand Sport 4,5 litres tombe à 51 exemplaires.
Représentant les derniers jours de gloire d’une grande marque française, cette Talbot-Lago Grand Sport, qui porte le numéro de carrosserie d’usine 5302, a quitté l’entreprise de Suresnes le 4 février 1954 pour être livrée à son premier propriétaire, Monsieur Counil. La liste des différents propriétaires qui accompagne le dossier de la voiture en compte cinq jusqu’à 2007.
Durant les dernières 25 années, la voiture a subi plusieurs restaurations importantes. Le moteur a été complètement reconstruit dans les années 80. Plus récemment, tous les équipements périphériques ont été refaits : démarreur, dynamo, carburateurs, pompe à essence, système d’allumage et filtres à air. Le châssis, la suspension et le système de freinage ont été révisés en 1990, et la carrosserie a été poncée, réparée et repeinte en Bleu marine. L’aménagement intérieur a été refait en 2002. Garniture en cuir beige, métaux plaqués, isolation thermique et phonique et tapissage de laine sont donc refaits à neuf. Le circuit électrique est neuf, les phares et autres systèmes d’éclairage sont mis aux normes d’aujourd’hui. En 2007, les guides de soupapes et la pompe à eau ont été remplacés. La boîte Wilson à présélection a été révisée.
• Rare modèle Grand Sport avec seulement 51 unités produites
• Dernier ‘Tour de Force’ d’une prestigieuse marque française
• Bon potentiel lors de concours d’élégance en vu de son superbe état
The first Lago-built cars retained the existing X-braced, independently front suspended chassis, but were powered by new six-cylinder engines, in sporting guise featuring inclined overhead valves set in hemispherical combustion chambers and opened by a pair of camshafts mounted high in the block, Riley-style. The marque’s ultimate pre-war road car - the 4.0-litre Lago Special - produced 165bhp and was good for more than 160km/h (100mph).
The model was revived in 1946 as the Record, now sporting hydraulic brakes, a Wilson pre-selector gearbox and a 170bhp, 4.5-litre version of the classic long-stroke, cross-pushrod engine. For serious competition work there was the short-wheelbase Grand Sport, with 190bhp engine, and it was this model which formed the basis of the Rosiers’ 1950 Le Mans winner, as well as the monoposto Grand Prix car. Further development kept the Talbot-Lago competitive at Le Mans for a few more seasons. However, by the early 1950s the company was in serious financial difficulty as a result of the French government’s taxation policies which heavily penalised cars of over 3.0 litres; sales fell from 433 in 1950 to just 80 in 1951.
Despite the gloomy outlook, Lago pressed ahead with plans for a new flagship model. Launched at the October 1952 Paris Salon, the Talbot-Lago Grand Sport carried elegant ‘2+2’ coachwork, designed by Carlo Delaisse of Letourneur & Marchand, which was built ‘in house’. Like its predecessor, the potent and expensive 1946 Record that in its day was the world’s most powerful production car, the Grand Sport was powered by a 4.5-litre engine derived from the Grand Prix Talbot unit.
Despite the fact that a Saoutchik-bodied Record had been chosen as the official car of French President Vincent Auriol to symbolise national automotive prestige, the country’s socialist government introduced a vindictive regime of taxation, based on engine capacity, which destroyed the French luxury car industry overnight. Consequently, the production run of the 4.5-litre Grand Sport amounted to a mere 51 cars.
Representing the last glorious flowering of a great French marque, this Talbot-Lago Grand Sport, fitted with factory body number ‘5302’, left the Suresnes works on 4th February 1954 for delivery to its first recorded owner, a Mr Counil, while accompanying documentation lists a further five owners up to 2007.
Over the course of the past 20-25 years the car has undergone extensive restoration. The engine was completely rebuilt in the 1980s while more recently all its ancillaries were renewed including the starter motor, dynamo, carburettors, fuel pump, ignition system and air filters. The chassis, suspension and braking system were overhauled in the 1990s, and the coachwork stripped back to bare metal, repaired and repainted in Navy Blue. Interior refurbishment, carried out in 2000, included a full re-trim in beige leather, re-plating of all fittings, renewing the heat/sound insulation, and re-carpeting in wool. The electrics have been rewired and the headlights and other lamps replaced with period-correct items. In 2007 the valve guides and water pump were replaced and the Wilson pre-selector gearbox overhauled.
• Rare Grand Sport model with only 51 produced
• Last ‘statement’ of a prestigious French marque
• Potential concours entry in view of superb condition
1954 Talbot-Lago T26 Coupé Grand Sport
Châssis no. 111003
Ce Coupé Grand Sport aux formes élégantes est éblouissant. Il s’agit de l’une des rares voitures survivantes de l’ultime offensive de Talbot-Lagot pour défier l’ahurissante standardisation ambiante qui était en train de détruire la marque. L’histoire de Talbot-Lagot commence par la cessation d’activité du groupe Sunbeam-Talbot-Darracq en 1935. Le Major A F « Tony » Lago achète l’usine Darracq, sise à Suresnes, et reprend la production, vendant ses voitures sous la marque Darracq au Royaume Uni et Talbot en France. La marque est donc relancée, elle construit des voitures de sport et des modèles destinés à la compétition et en 1937, elle gagne le Grand Prix de France et le Tourist Trophy. A partir de cette date, commence une lutte terrible avec les marques italiennes et allemandes. La marque réussit quand même à décrocher de nombreux succès après la guerre, entre autres trois victoires aux Grands Prix de France et une victoire au Mans avec le champion français Louis Rosier.
Les premiers modèles construits par Lago sont montés sur un châssis en croix existant, avec suspension à quatre roues indépendantes. Elles sont également équipées d’un nouveau moteur six cylindres à vocation sportive, doté d’un système de soupapes latérales disposées dans des chambres de combustion hémisphériques et ouvertes par deux arbres à cames montés en haut du bloc, de type Riley. Les derniers modèles produits par la marque avant-guerre, les 4 litres Lago Special, pouvaient atteindre les 160 km/h grâce à leur puissance de 165 chevaux.
Ce modèle réapparait après guerre, en 1946, sous l’appellation Record, avec de nouvelles solutions techniques, des freins à commande hydraulique mis au point en compétition, une boîte de vitesses Wilson à présélection et une version 4,5 litres développant 170 chevaux du moteur à course longue et culbuteurs croisés. Pour une utilisation vraiment sportive, on proposait le châssis à empattement court équipé d’un moteur de 190 chevaux, c’est ce modèle qui servira de base à la voiture qui gagnera Le Mans en 1950 aux mains de Louis Rosier. De même pour la monoplace de Grand Prix, les développements ultérieurs permettront à Talbot-Lago d’être compétitif au Mans pendant encore plusieurs saisons. Cela dit, en ce début des années 50, la société est financièrement en difficulté, à cause de la législation française qui taxe lourdement les voitures de plus 3 litres de cylindrée ; les ventes tombent de 433 exemplaires en 1950 à 80 en 1951.
Malgré cet environnement peu favorable, Lago décide de lancer les plans d’une nouvelle voiture phare. Présentée en octobre 1952 au Salon de l’Auto à Paris, la Talbot-Lago Grand Sport est présentée avec une élégante carrosserie 2+2, conçue par Carlo Delaisse de la Maison Letourneur et Marchand. Comme le modèle qui l’a précédé, la Record de 1946 est convaincante mais chère, elle est à cette époque la voiture de série la plus puissante au monde, grâce à son moteur de 4,5 litres issu de ceux utilisés par la marque en Grand Prix.
Même si c’est une Record, carrossée par Saoutchik, qui est choisie comme voiture officielle par le président Vincent Auriol, pour symboliser le prestige automobile français, le gouvernement socialiste de l’époque met en place un régime de taxation, fondé sur la cylindrée des véhicules, qui détruit l’industrie automobile française de luxe du jour au lendemain. Conséquence, la production de la Grand Sport 4,5 litres tombe à 51 exemplaires.
Représentant les derniers jours de gloire d’une grande marque française, cette Talbot-Lago Grand Sport, qui porte le numéro de carrosserie d’usine 5302, a quitté l’entreprise de Suresnes le 4 février 1954 pour être livrée à son premier propriétaire, Monsieur Counil. La liste des différents propriétaires qui accompagne le dossier de la voiture en compte cinq jusqu’à 2007.
Durant les dernières 25 années, la voiture a subi plusieurs restaurations importantes. Le moteur a été complètement reconstruit dans les années 80. Plus récemment, tous les équipements périphériques ont été refaits : démarreur, dynamo, carburateurs, pompe à essence, système d’allumage et filtres à air. Le châssis, la suspension et le système de freinage ont été révisés en 1990, et la carrosserie a été poncée, réparée et repeinte en Bleu marine. L’aménagement intérieur a été refait en 2002. Garniture en cuir beige, métaux plaqués, isolation thermique et phonique et tapissage de laine sont donc refaits à neuf. Le circuit électrique est neuf, les phares et autres systèmes d’éclairage sont mis aux normes d’aujourd’hui. En 2007, les guides de soupapes et la pompe à eau ont été remplacés. La boîte Wilson à présélection a été révisée.
• Rare modèle Grand Sport avec seulement 51 unités produites
• Dernier ‘Tour de Force’ d’une prestigieuse marque française
• Bon potentiel lors de concours d’élégance en vu de son superbe état
Lot Details
| Auction |
Automobiles d'Exception a' Retromobile Bonhams, Paris, France |
|---|---|
| Type | Car |
| Lot Number | 133 |
| Estimate | €150000-€180000 |
| Outcome | NOT SOLD |
| Hammer Price | - |
| Hammer Price (inc premium) | - |
| Year | 1954 |
| Condition rating | |
| Registration number | |
| Mileage | - |
| Chassis number | 111003 |
| Engine number | |
| Engine capacity (cc) | |
| Engine - cylinders | |
| Number of doors |
Related Model Profiles
|
Talbot-Lago Grand Sport 26CV (1947-1954)
|
Now in the shop
|
Road & Track on Toyota Sports & GT Cars 1966-1986
£10.32
|
Ariel NH VH Hunter VB 1954 to 55 Instruction book
£11.95
|
|
Mercedes 190 & 300 SL 1954-63
£10.32
|
Road & Track on MG Sports Cars 1962-1980
£10.32
|
|
AUSTIN A40 Somerset 1954 Shop manual
£26.25
|
Road & Track on Triumph Sports Cars 1967-1974
£10.32
|








