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Lot 100: LOTUS 15

Le Mans Classic, Christies (8 July 2006)

Ex Derek Jolly, Graham Hill, Le Mans 1959


Année: 1959
Châssis No. 626 LM


Moteur: 4 cylindres en ligne, double arbre à cames en tête, 2 litres, 141 CV à 7.300 tr/min; Boîte de vitesses: manuelle à 5 rapports séquentiels (Lotus18); Suspensions: à l'avant, double triangle avec ressorts hélicoïdaux avec amortisseurs, à l'arrière entretoise Macpherson avec ressorts hélicoïdaux et bras de jonction; Freins: 4 disques. Conduite à droite.

Carrosserie: barquette verte avec baquet rouge


La Lotus 15 débuta à Goodwood le lundi de Pâques 1958 dans les mains de Graham Hill. Cette nouvelle auto devait beaucoup aux lignes des modèles de sport et notamment à celles des monoplaces qui la précédèrent, tant sur le plan esthétique que technique, la carrosserie était une version améliorée du design de la Lotus 11 réalisé par Frank Costin, qui fut mise en oeœuvre par Williams et Pritchard. La partie arrière de la queue était alignée en hauteur avec le pare brise comme sur les autos du Mans de l'année d'avant. La suspension avant était identique à celle des Formule 2 et des Lotus 11 série 2 avec le double triangle.

Une direction à crémaillère, des freins à disques de '9½ inch' (24,13 cm) furent installés, dans les roues à l'avant et accolés au pont à l'arrière. Le moteur standard était un Coventry Climax FPF de 1.475 cm3, double arbre à cames en tête, même si un moteur plus important de 2.2 litres pouvait être installé sur commande. A l'origine, le moteur était incliné à 60degrées à droite et décalé de 7½ degrées de l'axe central du châssis afin de réduire au maximum la zone frontale. La boîte de vitesses était intégrée au pont arrière qui comportait un différentiel à glissement limité, avec le mécanisme de changement de vitesse dans le même axe que la boîte. En théorie, la plupart des pilotes de compétition aurait utilisé normalement cette boîte en ligne et sa simplicité n'aurait pas du causer de problème mais en réalité, il s'avéra qu'il était plutôt facile d'engager et de sélectionner le mauvais rapport. Ce système est réputé avoir causé de nombreux problèmes.

Peu de temps après les débuts de l'auto, Graham Hill fut interviewé au sujet de cette nouvelle Lotus par le magazine Sports Car, auquel il déclara "Ce que je pense au sujet de Lotus 15 ? Et bien, je pense que je peux résumer en deux ou plutôt trois mots: Elle est très rapide!" Une série de sorties mena au premier engagement du Mans en 1958 où pour la toute première fois le moteur était alors installé en position perpendiculaire. Malheureusement, aucune auto ne termina la course.

En 1959, Lotus améliora la 15 dans deux voies différentes. La suspension avant fut modifiée avec la barre anti roulis déplacée derrière l'axe des roues, permettant la mise en place d'un radiateur plus important et l'installation d'un radiateur d'huile. En même temps, la partie avant du châssis fut renforcé et la voie avant réduite à "3 feet 10 inch" (117 cm). Il y avait aussi l'option de la boîte BMC série B à 4 rapports, avec l'option de la 5ème et dans cette configuration l'auto était désignée comme une 15 série 3. Au sujet de cette nouvelle auto, on rapporte que Hill déclara qu'il ressentait l'auto comme " potentiellement plus rapide que celle de l'année d'avant" et ajoutant que "Du point de vue du pilote la dernière Lotus 15 est une formidable machine, beaucoup de puissance près du sol, une tenue de route époustouflante, une vitesse de pointe élevée si l'on considère la taille du moteur et une boîte de vitesse excellente. La position de conduite est confortable, les freins fonctionnent bien et l'entretien devrait être très simple. "

Malgré le manque de moyens pour engager des Lotus 15 usine, l'auto apparut souvent dont à Goodwood, Oulton Park, Silverstone, Chimay et au Mans.


Le châssis 626, une Lotus 15 série 3, possède la plus longue et la plus victorieuse histoire de toutes les Lotus 15, une histoire commencée au Mans en 1959. L'auto fut vendue neuve par Colin Chapman à Derek Jolly, l'agent Lotus d'Australie en remplacement de son modèle série 1. Cette 15 fut terminée le 14 juin 1959, juste une semaine avant les 24 Heures du Mans de cette année.
Au Mans, l'auto fut pilotée par Derek Jolly lui-même en équipage avec Graham Hill, alors remplaçant à ses débuts du pilote Cliff Allison. On pense qu'aux essais l'auto était équipée d'un moteur 2 litres mais pour la course elle-même, Chapman installa un bloc de 2½ litres.

Sous le numéro de course 30, la Lotus fonctionna parfaitement et tenait la 7ème place lorsque survint un problème de boîte de vitesses qui l'obligea de se passer de la 4ème. Malgré de nombreux efforts pour résoudre le problème, l'auto n'était plus qu'en 12ème position à 2h 35 du matin lorsqu'elle fut victime d'une défaillance moteur, s'arrêtant après le virage à la sortie de Mulsanne, bloquée en 5ème avec pas moins de 119 tours de couverts.
Il fut rapporté que l'origine du problème provenait de la désintégration d'une rondelle de butée et le changement de vitesse n'était plus alors positionné. Après la course, l'auto retourna à l'usine et fut équipée d'un moteur 2 litres et d'une boîte de vitesse accolée. Cette auto est la seule à être muni à partir de l'usine avec une boîte de Lotus 18 donnant la possibilité de changer les rapports par derrière sans démonter la boîte (comme un Hewland).

L'auto fut alors importée en Australie à la fin de l'année 1959, et ne disputa sa première course qu'au début de l'année 1960. De retour sur la piste, l'auto remporta immédiatement une série de victoires avec Jolly dont:

1960 La course du "South Pacific Sports Car Championship" à Orange
1960 Le "Australian Tourist Trophy" à Longford
1960 Le "Western Australian Sports Car Championship" à Caversham

La Lotus 15 la plus rapide, elle retenue toujours le record du tour à Winton et le record de sa classe à Philip Island et Eastern Creeks.

La pression des affaires de son propriétaire entraîna une activité moins importante les 3 années suivantes mais malgré cela, l'auto remporta facilement les 6 Heures de Caversham en équipage avec John Roxborough. Proposée à la vente en 1963, à cette époque Jolly n'était pas en mesure de s'occuper de l'auto, il la confia à piloter à Franck Coad.

Un an plus tard, elle fut acquise par Hoot Gibson pour que son fils Bevan la conduise en course.

Cette alliance se révéla victorieuse lors des 2 premières courses disputées par Bevan Gibson, la 3ème disputée le 14 février 1965 à Warwick Farm le fut en revanche beaucoup moins, lorsque l'auto sortit de la route et enchaîna une série de cinq tonneaux. Gibson ne fut que légèrement blessé. Dans cette famille où l'on aimait la compétition, une auto qui ne courait pas n'avait aucun sens. C'est pourquoi, elle fut rapidement reconstruite en moins de 3 mois, de retour dans la course à Winton le 9 mai de la même année.

Bevan continua la compétition les 4 années suivantes, avec des succès importants, après quoi il se vit offrir un volant dans l'écurie de Bob Jane, et c'est alors que la Lotus prit sa retraite.

Bien que proposée à la vente en mars 1969, elle ne fut jamais vendue et lorsque Bevan décéda lors d'un accident à bord d'une Elfin 400 à Bathurst, l'auto passa à son frère.

Son propriétaire actuel a continué utiliser l'auto à différents moments en compétition historique. Selon l'aveu même du propriétaire, son âge et son goût ne lui ont jamais apporté l'expérience nécessaire pour mener une course en tête mais l'auto est pourtant toujours faite pour gagner.

L'auto revient au Mans pour la première fois depuis 1959.

La Lotus est retournée au Royaume Uni, vers le milieu des années 1980 où elle reçut une sérieuse restauration qui fut complétée en 1995. Pendant ces travaux et compte tenu des années de course de l'auto qui se lisaient sur la carrosserie, il fut décidé de la refaire.

L'auto a depuis couru en Australie, et elle est décrite maintenant comme étant en bon état même si elle mériterait de légers travaux. L'auto est très largement d'origine, comme en atteste son étrange boîte de vitesses transversale version Lotus 18 qui a été refaite comme il faut par son propriétaire actuel.

Aujourd'hui, l'auto présente très bien tout en reflétant une longue carrière en course. Une Lotus 15 est éligible pour de nombreuses courses sur circuit comme les deux plus désirables de tout le calendrier, Le Mans Classic et le Goodwood Revival.

La maison Christie's est heureuse de présenter cette remarquable Lotus 15 après plus de 40 ans entre les mains d'une même famille.

Note: Pendant des années, il y a eu quelques désaccords concernant le fait de savoir si l'auto du Mans 1958 "608" qui fut possédée par Derek Jolly et cette auto étaient la même. Bill Collson, le grand spécialiste propriétaire de 15, interrogé lors de la réalisation de ce catalogue au sujet de cette auto, a été en mesure de confirmer que Jolly lui-même, lui avait certifié qu'en fait l'utilisation de "608" associée à l'auto proposée maintenant à la vente était simplement destinée à résoudre les complications liées à l'importation d'une seconde 15 en Australie en 1959 et que la 608 originelle a été pour sa part ferraillée au Royaume Uni.

The ex-Derek Jolly, Graham Hill, 1959 Le Mans entry


Green with red interior seating

Engine: four cylinders in line, twin overhead camshafts, 2 litres, 141 bhp at 7,300rpm; Gearbox: manual five speed sequential (Lotus 18); Suspension: front double wishbones with coil springs and combined damper units, rear Macpherson-strut coil spring and trailing link; Brakes: four wheel disc. Right hand drive.


The Lotus Fifteen debuted at Goodwood on Easter Monday in 1958, in the hands of Graham Hill. The new car owed much to the blood line of sports cars and indeed single seaters that preceded it, both aesthetically and technically, the bodywork being a lightly refined version of the original Frank Costin designed Eleven, but was built by Williams and Pritchard. The rear tail section panel aligning with the windscreen as on the previous year's Le Mans cars. The front suspension followed the basic configuration of the Formula 2 and Series 2 Elevens, with front double wishbones. The steering was by rack and pinion, disc brakes were fitted with 9½ inch discs, mounted outboard at the front and inboard at the rear. The standard power unit was a 1,475cc Coventry Climax FPF twin overhead camshaft unit, but bigger units up to 2.2 litres could be ordered. Originally the engine was centered 60 degrees to the right and offset 7½ degrees from the chassis centre line so as to reduce the car's frontal area. The gearbox was united with the final drive which incorporated a limited slip differential, while the gear-change mechanism set the gears in a straight line. In concept since most racing drivers would normally progress straight through the 'box, its simplicity should not have caused any problems, but the reality it proved rather too easy to change straight through and select the wrong gear, and it was known to cause many problems.

Shortly after the debut of the car, Graham Hill was asked his views on the new Lotus by Sports Car magazine, to which he responded 'What do I think about the Lotus Fifteen? Well I suppose it can be summed up in two, or rather three, words, It's b----- fast!. A series of outings led to a first Le Mans entry in 1958, where for the first time the engine was now set in an upright position. Sadly neither car finished.
For 1959, Lotus improved the Fifteen in two significant ways. The front suspension was modified, with the anti-roll bar moved behind the wheel-centre, allowing for a larger radiator and oil cooler to be fitted. At the same time the front of the chassis was stiffened and the front track limited to 3ft 10ins, and there was now the option of the BMC B-Series four speed gearbox, or the five speed positive stop change, in this latter form the car was designated as a Series 3 Fifteen. Of the new car Hill is again quoted as saying that he felt the new car was 'potentially quicker than last year's' and commented that 'From the driver's point of view the latest Fifteen is a wonderful car - lots of steam low down, tremendous road holding, high maximum speed considering the engine size and an excellent gearchange.''The driving position is comfortable, the brakes work well and maintenance should be quite straightforward'.

Despite no provision for new Works Fifteens to be campaigned, there were a number of appearances through the car, including Goodwood, Oulton Park, Silverstone, Chimay and Le Mans.


Chassis 626, a Series 3 Fifteen, has one of the longest and most successful racing histories of any Lotus 15, a history that started here at Le Mans in 1959. The car was sold new by Colin Chapman to Derek Jolly, the Lotus agent for Australia as a replacement for his Series I car. The Fifteen was completed on the 14th June 1959, just a week earlier than Le Mans that year.

At Le Mans, the car was driven by Derek Jolly himself, partnered by none other than Graham Hill, then replacement driver for Cliff Allison in his early days. It is understood that in practice the car ran a 2 litre engine, but for the race itself Chapman had a full 2½ Litre unit fitted.

This car is the only 15 to be fitted by the works with a Lotus 18 gearbox, allowing to change the ratios like a Hewland box, from the rear without taking apart the gearbox/engine assembly.

Wearing race number 30, the Lotus ran extremely well and was holding 7th place when it developed a gear problem and started to jump out of 4th gear. Despite trying to resolve this, when lying in 12th position at 2.35am the car suffered an engine failure, accelerating away from the corner at the end of the Mulsanne straight into the fifth gear. 119 laps had been covered.

It transpired that the root of the problem had been caused when a thrust washer disintegrated and the gear selector was therefore no longer positively located. After the race, the car returned to the works and was fitted with a 2 litre unit, and its gearbox fixed.

The car was then imported into Australia late in 1959, such that its first race was not until early 1960. When back on track, the car immediately brought a succession of wins for Jolly, including:

1960 South Pacific Sports Car Championship race at Orange
1960 Australian Tourist Trophy at Longford
1960 Western Australian Sports Car Championship at Caversham

This Lotus 15 is acknowledged as the fastest in Australia, still holding the lap record Winton and best in class times at Philip Island and Eastern Creeks.

Business pressures caused rather less activity over the next 3 years, but even so, when partnered by John Roxborough at the Caversham Six Hour race in 1962, they took an easy win.
Offered for sale in 1963, at this time Jolly was unable to find a good home for the car, and instead through this season leant it to Frank Coad to drive.

A year later, it was purchased by Hoot Gibson, for his son Bevan to race.

This combination seemed similarly successful at the two first meetings run by Bevan Gibson, the third on 14th February 1965 at Warwick Farm was rather less so, when the car was rolled end over end five times. Gibson only received minor injuries and to this persistent racing family a car that was not running was no use, so it was quickly rebuilt with a space of 3 months and was back in action at Winton on 9th May that year!

Bevan continued to actively campaign the car for the next four years, with consistent success, such that after a while he was offered a drive with Bob Jane's Racing team and the Lotus was then retired from service.

Although offered for sale in March 1969, the car was never sold and when Bevan died in a separate racing accident at Bathurst in an Elfin 400, the car passed to his brother.

In the present ownership, the car has continued to be used with various periods of activity in historic racing. By its owner's admission, a combination of his own time and inclination have never managed to provide him with the experience to be at the front of the pack, but it has usually been a strong front runner.

The car returns to Le Mans for the first time since 1959.


The Lotus returned to the UK, in the present ownership in the mid-1980s and subsequently underwent a thorough restoration which was completed in 1995. During this process and with years of racing had taken its toll on the bodywork and the decision to fit a new body was wisely taken.

The car has since been raced in Australia, and today is described as being in good order, but would benefit from a little 'refreshing'. The car is largely original otherwise, right through to its unique sports version of the Lotus 18 'queerbox' transaxle unit, which has been refined by its current owner.

Today the car presents tidily though reflecting its active racing life.
A Fifteen offers eligibility to numerous circuit events today, not least the two most desirable in the calendar, the Le Mans Classic and Goodwood Revival meeting.

Christie's is delighted to present this remarkable Fifteen offered after more than forty years of continuous family ownership.

Footnote - for many years there appears to have been some discrepancy as to whether the 1958 Le Mans car, '608' which was subsequently owned by Derek Jolly, and this car were one and the same. Arch Fifteen enthusiast and owner, Bill Collson, when interviewed during the cataloguing of this car was able to confirm that Jolly himself had stated to him that in fact the use of '608' associated with the car on offer today, was purely to add simplicity to the complications of importing a second Fifteen into Australia in 1959, and that the original 608 had been scrapped in the UK.

Lot Details
Auction Le Mans Classic
Christies, Paris
TypeCar
Lot Number100
Estimate€270000-€350000
Outcome NOT SOLD
Hammer Price-
Hammer Price (inc premium)-
Year1959
Condition rating0
Registration number
Mileage-
Chassis number626 LM
Engine number1160
Engine capacity (cc)
Engine - cylinders
Number of doors